Smiley comédiesLe cinéma évolue sans cesse et propose une richesse de productions qui englobe tous les genres, mais seules les comédies font en général l'unanimité auprès des spectateurs qui cherchent à se divertir seul, en famille ou entre amis.

Voici le top des comédies de l’année 2011 : laquelle remportera la palme du film le plus comique ? Le Vortex vous donne quelques pistes, le jugement final vous appartient. Adeptes de la session pop-corn du dimanche, ce dossier est pour vous !

Le dossier est régulièrement mis à jour jusqu'au mois de décembre.

Rien à déclarer

Film réalisé par Dany Boon, sorti le 2 février 2011

Rien à déclarer avec Dany Boon et Benoït Poelvoorde

Le pitch

Le passage à l'Europe s'effectue dans la douleur pour les douaniers en 1993. Le belge Ruben Vandevoorde (Benoît Poelvoorde) se voit forcé d'inaugurer la première « brigade volante mixte franco-belge » avec son collègue français, Mathias Ducatel (Dany Boon).

Les deux douaniers se détestent depuis toujours, mais Mathias accepte de bon cœur car il espère ainsi amadouer Ruben. Mathias doit en effet lui avouer qu'il est amoureux de sa soeur et qu'ils se fréquentent discrètement depuis un an.

L'action

Heureusement, Rien à déclarer ne repose pas que sur les épaules de Dany Boon: toute une galerie de personnages secondaires sauve le film du naufrage de l'ennui. Les rixes entre les douaniers français et belges, la vie du café à proximité, les dealers qui tentent de passer la frontière... autant de prétextes à des gags certes pas très fins, mais éminemment cocasses.

La scène drôle

Lorsque Bruno Lochet se retrouve avec une quantité phénoménale de drogue dans le fondement «à son insu».

Note finale : 4/10

Insensible aux grimaces de Dany Boon l'humoriste, je m'étais endormi devant Bienvenue chez les Ch'tis (2008). De plus, la critique a démoli Rien à déclarer à sa sortie. C'est donc avec un peu d'appréhension que je me suis lancé dans le film. A tord, car si Dany Boon ne me fait toujours pas rire, il a su cette fois s'entourer des meilleurs acteurs de Belgique: Benoît Poelvoorde en douanier raciste survolté, François Damiens en patron de café malchanceux et Bouli Lanners en douanier stupide. Le film traine un peu en longueur, mais heureusement le trio belge garanti quelque fous rires. Mention spéciale également à Bruno Lochet, le « Deschiens », en dealer pathétique.

La bande-annonce vidéo de Rien à déclarer

Very Cold Trip

Film réalisé par Dome Karukoski, sorti le 9 février 2011

Very Cold Trip

Le pitch

Janne, trentenaire finlandais, est un glandeur patenté. Vous vous souvenez du français Tanguy (2001) ? Janne, c’est un peu Tanguy qui serait passé à trente ans du foyer de sa mère à celui de sa copine, sans perdre ses mauvaises habitudes. Il passe ses journées au lit, devant la télé ou promène son vague à l’âme dans un bar miteux en compagnie d’autres glandeurs. Il ne sait pas quoi faire de sa vie, et sa copine Inari pourvoit à tous ses besoins élémentaires, alors il ne fait rien du tout.

Une requête banale d'Irani devient un obstacle insurmontable pour Janne, par exemple obtenir une Box TV pour pouvoir regarder ensemble Titanic. Le glandeur a promis un décodeur télé à sa fiancée depuis trois ans déjà, sans jamais passer à l'acte. La paresse de Janne a empoisonné leur vie de couple au fil des années, si bien qu’Irani lui pose un ultimatum : soit il ramène à la maison un décodeur télé avant l’aube, soit elle le quitte ! Janne, qui ne se rappelle même pas que c’est leur anniversaire, est furieux de se voir forcé à sortir de sa torpeur. Il va devoir sortir du cocon quasi maternel pour affronter les dangers du monde, avec l’aide de deux autres glandeurs.

L’action

Rien ne se passe comme prévu : Janne dilapide l’argent d’Irani en bière au lieu d’acheter le décodeur télé, et passe tellement de temps au bar du coin que les magasins électroménagers ferment. Le dernier magasin ouvert est à 300 kilomètres. Le Trip glacial peut débuter, Janne étant prêt à tout pour conserver la femme de sa vie.

La scène drôle

La compétition de Janne avec l’ex d’Irani, un type qui a réussi sa vie, mais qui est exaspérant au point d’en devenir bouffon.

Note finale : 9/10

Very Cold Trip est la meilleure comédie de l’année. Le film est une excellente surprise, avec des acteurs inconnus, mais plus vrais que nature dans leurs rôles de ratés. Les glandeurs sont d’autant plus désabusés que leur région, la Laponie, est ravagée par la crise économique : près de la moitié des hommes sont au chômage. Si bien qu’un arbre biscornu est devenu leur symbole d’infortune, un arbre auquel les hommes du coin se pendent depuis cinq générations. Janne, poussé dans ses retranchements par Irani, sait où il va finir si jamais il échoue à trouver un décodeur télé. Le film pose une question pertinente : comment, dans des conditions sociales catastrophiques, garder sa dignité et sa femme ? Le seul bémol réside dans la Happy End, prévisible dans le cadre d’une comédie, alors que le Trip en lui-même est assez transgressif pendant 1h30.

La bande-annonce vidéo de Very Cold Trip

Paul

Film réalisé par Greg Mottola, sorti le 2 mars 2011

Paul

Le pitch

Paul l'extraterrestre vit reclus dans une base militaire américaine située dans la fameuse Zone 51. Prisonnier, Paul livre des informations cruciales sur son espèce et sa planète, et les fuites alimentent la littérature et les mythes de science fiction. Mais après soixante années de récits, il n'a bientôt plus rien à révéler et les scientifiques voudraient bien lui ouvrir le crane pour examiner son cerveau. Affolé, il réussit à s'enfuir et tombe sur Graeme (Simon Pegg) et Clive (Nick Frost), deux geeks anglais qui visitent les zones touristiques américaines consacrées à l'ufologie. S'ensuit une course poursuite avec le FBI pour récupérer Paul.

L'action

Le réalisateur avec qui Simon Pegg et Nick Frost ont l'habitude de tourner, Edgar Wright, est ici remplacé par Greg Mottola. Ce que le film perd en humour est compensé par l'action. C'est regrettable, heureusement que les acteurs secondaires se révèlent très drôles: Paul doublé par Seth Roger en VO, Kristen Wiig en extrémiste religieuse qui se dévergonde, les crétins du FBI, le caméo de Sigourney Weaver.

La scène drôle

Lorsque Paul demande à Nick Frost s'il est gay...

Note finale : 5/10

Difficile de succéder à Shaun of the Dead (2004) et Hot Fuzz (2007). Les scénaristes / acteurs Simon Pegg et Nick Frost, qui avaient su brillamment parodier les genres horreur et thriller, ont cette fois toutes les peines du monde à susciter le même intérêt avec la science-fiction. Peut-être parce que les films comiques avec des extraterrestres sont légions, la palme de la caricature revenant à Scary Movie 4. Accumuler les outrances pour dépasser les excès de Scary Movie 4 n'aurait certainement pas abouti à un bon film, mais au moins le spectateur ne se serait pas ennuyé. Reste, afin de passer le temps, à saisir au vol les nombreux clins d'œil à la culture geek: Star Wars, Alien, Le Seigneur des anneaux, Men in Black, Star Trek, Retour vers le futur, X Files...

La bande-annonce vidéo de Paul

Le Mytho

Film réalisé par Dennis Dugan, sorti le 23 mars 2011

Le Mytho

Le pitch

Danny Maccabee (Adam Sandler) fait craquer toutes les femmes. Son truc ? En bon gros mythomane, il leur fait croire qu'il est marié et que sa femme est une horrible mégère. Il peut ainsi jouer la comédie pour obtenir du réconfort, coucher avec qui il le souhaite sans pour autant devoir s'engager. Le jour où il rencontre son âme soeur, sa manie de mentir devient subitement encombrante. Il demande alors à son assistante Katherine (Jennifer Aniston), du cabinet de chirurgie plastique, de se faire passer pour son ex-femme. Mais plus il se fait passer pour ce qu'il n'est pas, plus la belle lui pose de questions... Ce sont bientôt les enfants de son assistante qui se retrouvent à faire semblant d’être les siens, et les situations improbables s'enchaînent.

L'action

Adam Sandler est abonné aux comédies pour ados écervelés, et ce film n'échappe pas à la règle. On meurt d'ennui pendant deux heures, les gags étant bien trop lourds pour être digérés.

La scène drôle

Pas vraiment de scène à sauver, c'est un film navrant.

Note finale : 2/10

La bande-annonce vidéo de Le Mytho

Bon à tirer

Film réalisé par Peter et Bobby Farrelly, sorti le 20 avril 2011

Bon à tirer

Le pitch

Rick (Owen Wilson) et Fred (Jason Sudeikis) sont tous deux mariés depuis longtemps. Leurs femmes ne supportent plus leurs comportements immatures: baisse de la libido dans le couple, combiné à un intérêt croissant pour les autres femmes. La situation devenant invivable, elles donnent à leurs hommes un « bon à tirer »: une semaine de liberté totale où ils pourront assouvir leurs fantasmes sexuels. Sans aucune question en retour.

L'action

Au début, les deux amis sont fascinés par leurs projets sexuels. Hélas, les « vieux beaux » déchantent lorsqu'ils découvrent qu'ils n'ont plus vraiment la capacité de séduire, ni l'énergie de leurs vingt ans. Que font les Don Juan de leur liberté? Rien, ou si peu: les soirées arrosées entre potes deviennent le meilleur moyen de ne pas se voir refuser une relation sexuelle.

La scène drôle

Le coup de la baignoire repeinte façon crème de marrons fait son petit effet...

Note finale : 7/10

Ce n'est pas le meilleur film des frères Farrelly, mais on passe vraiment un agréable moment en compagnie de ces deux quadragénaires en quête de virilité. Le quart d'heure de fin a de quoi interpeller le spectateur. Les frères Farrelly offrent au spectateur un festival de gags lubriques et scabreux, immédiatement suivi par un retour à l'ordre moralisateur! Mais le regard des frères Farrelly sur la sexualité n'est pas seulement conformiste, il est lucide : les « vieux beaux » retournent conventionnellement dans leurs foyers auprès de leurs épouses... autant dire qu'ils replongent dans l'enfer exposé au début du film.

La bande-annonce vidéo de Bon à tirer

Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde

Film réalisé par Stéphane Kazandjian, sorti le 27 avril 2011

Moi Michel G milliardaire maître du monde

Le pitch

Michel Ganiant (François-Xavier Demaison) est un homme d’affaires qui réussit tout ce qu’il entreprend. La raison en est simple : c’est le plus gros requin dans l’océan du capitalisme libéral. Il croque à la fois ses employés et la concurrence à pleines dents, toujours soutenu par un puissant réseau de financiers. Sur le point de faire le plus gros coup de sa carrière, il décide d’engager un réalisateur pour tourner un documentaire. Persuadé d’immortaliser ainsi sa réussite, Michel Ganiant se révèle en fait un homme immature, stupide et ridicule.

L’action 

Le film est tourné caméra à l’épaule, à l’exception de petits dessins animés façon South Park, pour mieux expliquer aux spectateurs les transactions obscures des businessmen. On reconnait là un hommage au documentaire de Michael Moore intitulé Capitalism : A Love Story (2009). D’ailleurs, ce souci du réalisme se traduit dans le choix même de l’acteur François-Xavier Demaison, qui a fait l'Essec, et du réalisateur Stéphane Kazandjian, ancien trader à New York. Le personnage de Michel Ganiant est composé à partir des stars du capitalisme libéral : il emprunte la grande gueule de Bernard Tapie, le côté mégalomaniaque de Jean-Marie Messier, la soif médiatique d’Arnaud Lagardère. Et peut-être un peu du Bling-Bling de Nicolas Sarkozy ? En tous les cas, sa femme, une ex-mannequin qui se met à la chanson alors qu’elle n’a ni voix ni talent, est une pique envers Carla Bruni. Ce cocktail aboutit à un portait au vitriol et à des répliques cultes :« Vous croyez qu'il n'en faut pas du courage pour aller voir des gens et leur dire les yeux dans les yeux : Vous êtes virés ? » ; « Si Dieu avait voulu que les hommes naissent égaux, pourquoi a-t-il créé les nains ? D’ailleurs, c’est con, on a plus le droit de les lancer ». Mention spéciale à Guy Bedos en grand manitou des « réseaux » de la finance.

La scène drôle

Lorsque Michel Ganiant invite l’un de ses pires ennemis pour lui revendre des actions contre La Nef des fous du peintre Jérome Bosh, en vue d’une OPA spectaculaire.

Note finale : 7/10

Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde est difficile à évaluer. Sur le plan comique, le film est sauvé par la prestation de François-Xavier Demaison, qui accumule les bourdes personnelles et les catastrophes financières sous l’œil amusé des caméras. Mais les images du générique ne trompent personne : le montage fait apparaitre les businessmen qui imposent les « lois du marché » en conseil d’administration d’un côté, et ceux qui subissent cette loi de l’autre. Aux uns, le monopole des richesses et tous les privilèges; aux autres, leur force de travail et rien de plus. Au final, le film pose deux questions dérangeantes aux spectateurs : qu’avons-nous fait pour empêcher les financiers de s’emparer de la planète ? Qu’attendons-nous pour reprendre notre destin en main ?

La bande-annonce vidéo de Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde

Le Dilemme

Film réalisé par Ron Howard, sorti le 11 mai 2011

Le Dilemme

Le pitch

Ronny (Vince Vaughn) et Nick (Kevin James) sont les meilleurs amis du monde et travaillent tous deux dans une compagnie de design automobile. Les deux amis sont sur le plan point de réaliser le contrat de leur carrière lorsque Ronny découvre la femme de Nick avec un autre homme. Faut-il qu’il prévienne son meilleur ami, au risque de le détruire émotionnellement et de saborder aussi leurs ambitions professionnelles ? Peut-il faire semblant de ne rien savoir ? C’est le dilemme.

L'action

Vince Vaughn est sympathique, mais cela ne suffit pas. On assiste pendant près de deux heures à des situations déjà vues mille fois et à un discours sur l'adultère issu de la pure tradition américaine : la morale puritaine.  

La scène drôle

Aucune scène à sauver, c'est l'ennui le plus total.

Note finale : 1/10

La bande-annonce vidéo de Le Dilemme

Very Bad Trip 2

Film réalisé par Todd Phillips, sorti le 25 mai 2011

Very Bad trip 2

Le pitch

Après Las Vegas, nos quatre fêtards débarquent à Bangkok ! C'est au tour de Stu, le dentiste, de fêter son un enterrement de vie de garçon. Cependant, Alan le déjanté et Chow le gangster vont transformer le simple « brunch » qui était prévu en une soirée d'enfer.

L'action

Les fêtards se réveillent dans une chambre d'hôtel minable sans aucun souvenir... mais Alan a le crâne tondu, Stu a un tatouage qui occupe la moitié de son visage, Chow meurt d'une overdose, un singe dealeur se balade dans la chambre et un doigt se trouve dans un vase. Il va falloir refaire l'itinéraire de la soirée à l'envers pour arriver à combler les trous de mémoire provoqués par les excès, et retrouver le futur beau-frère de Stu, qui a disparu.

La scène drôle

Le contraste entre la démarche de Stu, prêt à se marier et à revendiquer son hétérosexualité, et son désir inavoué de se faire sodomiser!

Note finale : 4/10

Very Bad Trip 2 souffre du même symptôme que Mon beau-père et nous: on assiste à une redite, on connait par coeur les personnages et leurs interactions. Pourtant, ces films provoquent un rire libérateur à chaque gag. C'est assez inexplicable... Bien entendu, il convient d'accepter de laisser son cerveau au vestiaire pour rire à pleins poumons.

La bande-annonce vidéo de Very Bad Trip 2

Bad Teacher

Film réalisé par Jake Kasdan, sorti le 27 juillet 2011

Bad Teacher Movie

Le pitch

Elizabeth Halsey (Cameron Diaz) n’a qu’une idée en tête : quitter son job d’enseignante dans un collège défavorisé de Chicago. Comme sa misérable paye ne lui a pas permis de faire des économies, elle rêve de mettre le grappin sur un homme riche et lui imposer le mariage. C’est la mort dans l’âme qu’elle commence la rentrée scolaire au collège, jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance de Scott Delacorte (Justin Timberlake), un jeune prof qui est également l’héritier d’une grande fortune. Comme elle a déjà une quarantaine d’années, elle décide de tout mettre en œuvre pour se payer des implants mammaires, censés faire craquer Scott.

L’action

Elizabeth est une femme attachante parce que non conformiste. Elle n’a pas de domicile, vole de l’argent destiné aux élèves, arrive en cours saoule ou défoncée à la marihuana, enseigne à coup de DVD car, selon elle : « Les films sont les nouveaux livres ». Elle dort en cours et les collégiens sont ravis de passer des heures devant l’intégrale des films de Teenagers, Scream et Esprits Rebelles en tête. Puis, un concours dans lequel la meilleure classe remporte un prix de 6 000 dollars vient chambouler les mauvaises habitudes d’Elizabeth, qui se change en prof modèle par appât du gain.

La scène drôle

Pour être sûre que ses cancres d'élèves remportent le concours, Elizabeth vole les sujets à un type pas très finaud…

Note finale : 5/10

Si on passe une bonne première demi-heure en compagnie de Cameron Diaz, le reste du film se révèle étonnamment mollasson. Le retour de la morale à la fin est de surcroit niais et risible. Bad Teacher a toutefois le mérite de poser la question de la motivation des enseignants dans un contexte social sinistré.

La bande-annonce vidéo de Bad Teacher

Comment tuer son boss ?

Film réalisé par Seth Gordon, sorti le 17 aout 2011

Comment tuer son boss ?

Le pitch

Le quotidien de trois amis, Nick (Jason Bateman), Kurt (Jason Sudeikis) et Dale (Charlie Day) est rendu infernal par leur travail. Harken (Kevin Spacey) est un patron de multinationale qui prend plaisir à briser Nick en le faisant travailler d’arrache-pied sans jamais le récompenser. Quant au patron de Kurt, il s’agit de Bobby (Colin Farrell), un cocaïnomane incompétent qui n’a qu’un objectif en tête : virer un maximum de personnel de sa PME pour toucher un jackpot en Bourse. Enfin, la dentiste Harris (Jennifer Aniston) harcèle sexuellement son assistant Dale au point de compromettre son mariage.

Les trois souffre-douleur de leurs patrons respectifs ne peuvent se permettre de démissionner en pleine crise économique, alors qu’ils sont fauchés et qu’ils sont terrifiés par l’idée du chômage. Une solution radicale s’impose lorsque les humiliations vont trop loin : se débarrasser une bonne fois pour toutes de ces patrons sadiques...

L’action

La première demi-heure est assez corrosive, car elle met en avant des patrons infâmes qui se prennent pour des petits dictateurs. Le reste du film s’étire en longueur, la faute à un scénario qui déçoit.

La scène drôle

Lorsque Bobby (Colin Farrell) devient le patron de Kurt, suite à la mort de son père.

Note finale : 6/10

Le casting trois étoiles garantit quelques fous rires. Kevin Spacey retrouve avec mordant son rôle de patron vicelard dans Swimming With Sharks (1995), Colin Farrell incarne un personnage déjanté à l’image de Bullseye dans Daredevil (2003), et Jennifer Aniston abandonne enfin son rôle de bécasse écervelée dans la série Friends pour un rôle "politiquement incorrect" de nymphomane. Certes, dire des obscénités et peloter les testicules de son employé ne fait pas de Jennifer Aniston une grande actrice, mais elle parvient à nous surprendre et à déclencher le rire, c’est l’essentiel pour une comédie. Les trois souffre-douleurs ne s’en sortent pas trop mal, surtout Jason Sudeikis (Bon à tirer) et Jason Bateman (Paul), moins Charlie Day, son jeu étant horripilant et sa voix française ratée. Ajoutons la présence de Jamie Foxx (Ray) dans le rôle hilarant d’une racaille tout droit sortie de prison, et P.J. Byrne, incarnant un pauvre type au chômage, réduit à effectuer des masturbations masculines tarifées. Mais réunir une pléiade d’acteurs "Bankable" ne sauve pas un film de l’ennui, seul un bon scénario le peut.

La bande-annonce vidéo de Comment tuer son boss ?

Si les comédies de l'année 2011 ne vous suffisent pas, je vous invite à aller faire un petit tour du côté des meilleures comédies de 2012.

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