Mission : Impossible - Protocole fantômeRetour en fanfare d'une saga culte à l'écran, Mission : Impossible - Protocole fantôme est déjà le quatrième épisode de la série. Ethan Hunt doit cette fois s'employer pour sauver le monde d'une attaque nucléaire, rien que ça ! Le Vortex a assisté à la projection du film en avant-première : verdict dans notre critique exclusive.

Mission Impossible Protocole Fantôme réalisé par Brad Bird, sorti le

Le pitch

Ethan Hunt (Tom Cruise) croupit dans une prison russe et lance une balle contre un mur façon Steve McQueen dans La Grande Évasion. Un clin d’œil qui annonce évidemment une évasion spectaculaire, à base d’émeute et de piratage informatique. À peine libéré, il débute une mission au Kremlin pour le compte de l'agence américaine Mission Impossible (IMF), qui se solde par un fiasco. Le président des États-Unis lance en conséquence l'opération "Protocole Fantôme", qui prive de ressources l’IMF. Ethan Hunt ne peut compter que sur ces nouveaux coéquipiers (Jeremy Renner, Simon Pegg et Paula Patton), dont il ignore les motivations, pour sauver le monde d’une prochaine guerre nucléaire.

L’action

Tom Cruise court en Russie, à Dubaï, en Inde. Il court, il court, le furet, et nous donne mal à la tête avec sa caméra embarquée qui enchaine les gros plans flous et saccadés. Mais je chipote : si les courses à pied ne sont pas très bien réalisées, les scènes d’action « pures », comprenez à base de PAN PAN et de VROUM VROUM valent le coup d’œil (c'est la moindre des choses avec un budget de 140 millions de dollars). À propos de coup d’œil : les passages en "Imax" donnent parfois une agréable sensation de vertige bien dépaysante. Les scènes d’infiltration, qui sont le cœur de Mission Impossible, mettent un coup de vieux à James Bond et Jason B(o)urne. Le secret de la réussite ? Une foule de gadgets technologiques : un vortex, un écran farceur, une paire de gants magiques, une lentille de contact spéciale, une combinaison très collante et le "Vision Efficient Dynamics" d'un prototype BMW. La mise en scène des gadgets est l’occasion de quelques gags bien sentis, qui font enfin tomber la pression (de toute façon, les violons poussés à fond ne peuvent pas jouer plus vite ni plus aigus). Tout ceci est un peu caricatural, comme si la franchise Mission Impossible avait été exploitée à outrance.

Un divertissement honnête pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête. Mais ce Mission Impossible 4 n’était pas indispensable tant il applique les mécanismes de ses prédécesseurs. Le film souffre également d’affreux temps morts pendant les 2h15, la faute aux états d’âme des seconds couteaux, juste là pour lancer la réplique à Tom Cruise. Seul Simon Pegg (Paul, The Shaun of the Dead, Hot Fuzz) surnage, car c’est avant tout un comique, et il apporte à Mission Impossible son humour à la fois crétin et savoureux. La note tient aussi compte d’une chose : ce quatrième épisode est loin des performances du premier (Brian de Palma) et du second épisode (John Woo). La fin annonce un cinquième épisode : pitié, Tom, jette l’éponge !

La bande-annonce de Mission Impossible Protocole Fantôme

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