ToastNigel Slater est peut-être inconnu en France mais en Angleterre, cet homme est une célébrité ! Cuisinier de formation, il a écrit des rubriques culinaires pour Marie-Claire et the Observer, de nombreux livres de recettes et a même sa propre émission TV sur la BBC ! Mais son plus gros succès est Toast : The Story of A Boy's Hunger, son autobiographie, désormais adaptée au cinéma. Bon, passons au plat principal maintenant !

Réalisé par S.J. Clarkson, sorti le 05 octobre 2011

Le pitch

Nigel adore sa mère, une femme douce et aimante... Mais qui souffre d'asthme. Une maladie qui finira par la tuer peu avant le neuvième réveillon de Nigel. Dès lors, le petit garçon devra apprendre à vivre avec son père bourru et acariâtre. Et quel meilleur moyen d'apprivoiser un homme qu'en lui préparant de bons petits plats ! Mais bientôt une nouvelle femme va apparaître sous le toit des Slater : Mrs Potter, femme de ménage et cuisinière émérite... Mrs Potter et Nigel vont alors se livrer une bataille acharnée. Pendant des années, tous deux vont se disputer l'affection de Mr Slater à coup de mets délicieux et variés !

La critique

Le film se compose de trois arcs : le premier partage les souvenirs heureux de Nigel et de sa mère. Dès son plus jeune âge, Nigel montre un attrait particulier pour la cuisine. Peut-être parce que sa mère n'est justement pas très douée en la matière. Qu'importe ! Mrs Slater n'est peut-être pas bonne cuisinière, mais elle est une mère exemplaire... La meilleure aux yeux de Nigel !

Le second arc relate la transition entre la mort de Mrs Slater et l'arrivée de Mrs Potter, la femme de ménage. Mr Slater se montre rarement tendre envers son fils. Il semble être conscient de la particularité de Nigel, et ne paraît pas l'accepter. C'est pourquoi, la cohabitation de ces deux bonhommes après la mort de Mrs Slater s'avère difficile ! Tous deux vont essayer de s'apprivoiser maladroitement, mais leurs tentatives tournent souvent à l'échec. La situation se complique lorsqu'une nouvelle femme fait sont apparition dans la vie des Slater. Nigel voit en Mrs Potter une rivale, qui cherche à s'accaparer l'affection de son père et à prendre la place de sa mère dans le foyer. Nigel ne peut l'accepter et va tout tenter pour l'évincer !

Le troisième et dernier acte se déroule des années plus tard. Tous les trois vivent maintenant sous le même toit, Nigel est désormais au lycée et il se consacre corps et âme à sa passion : la cuisine. Il cherche à se perfectionner dans le seul but de surpasser sa belle-mère et, ainsi, à gagner les faveurs de son père... Alors qu'en fait, cette lutte incessante aura pour effet néfaste d'attrister et de causer la mort de Mr Slater ! A la suite de son décès, Nigel décidera de tout abandonner et de partir vivre son rêve à Londres... pour devenir l'homme qu'on connaît aujourd'hui.

L'affiche me vendait du rêve... Je m'attendais à une comédie pop british, à un récit gourmand, léger et acidulé ! Les ingrédients étaient pourtant là, la recette prometteuse... Mais le résultat ne s'avère finalement pas très digeste.

Pas de décors colorés à la Amélie Poulain, mais juste l'univers pastel désuet des 50's... Petit regret de ma part ! Ensuite le film n'est pas tant axé sur la cuisine que sur l'histoire de la famille Slater. Les plats défilent à vitesse grand V, jusqu'à donner la nausée... Grand regret cette fois ! Le récit, scénarisé par l'auteur de Billy Elliot, n'a rien d'aussi happy pop que le laissait espérer l'affiche. Le rythme est lent, monocorde et monotone... On se sent lourd et assoupi comme après un repas de famille ! Quant aux acteurs, Helena Bonham-Carter reste attendrissante en femme de ménage un brin vulgaire et manipulatrice. Par contre Nigel, interprété par un Freddie Highmore bien moins adorable que dans Charlie et la Chocolaterie (l'adolescence ne pardonne pas pour certains...), m'est apparu comme un branleur égoïste qui n'aura jamais accepté que son père puisse retrouver le bonheur auprès d'une autre femme que sa mère, et qui leur aura pourri l'existence à tout jamais ! Je ne suis pas sûre que c'était l'effet escompté...

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