Destination finale 5

Après quatre épisodes abreuvant le spectateur de scènes d'horreur insoutenables, Destination Finale revient au cinéma en 2011 avec encore plus de morts, plus de gore et, pour pimenter le tout, avec l'apport de la 3D... Accrochez-vous, parce que ça va dégouliner sévère !

Réalisé par Steven Quale, sorti le 31 août 2011

Le pitch

Les employés d’une petite entreprise américaine sont invités à un séminaire. Ils effectuent le trajet en bus, quand Sam Lawton a une vision macabre. Lorsque le bus arrive sur un pont géant en cours de travaux, de nombreux indices laissent à penser que la catastrophe vécue dans ses rêves est en réalité une prémonition. Sam prévient autant de personnes qu’il peut et en sauve ainsi sept. Le pont se coupe effectivement en deux sous les yeux choqués des survivants. La Mort n'aura alors de cesse de réclamer son dû...

L’action

Chaussez vos lunettes 3D, c’est parti! Le générique de début donne le ton en vous projetant au visage divers objets de la vie quotidienne, laissant à penser que les accidents domestiques sont en fait provoqués par la Mort. Oui, la Mort avec un « M » majuscule, parce qu’ici la Mort réfléchit, calcule et frappe. Parfois à côté de la plaque, comme en témoignent les huit survivants. Mais comme dans tous les Destination Finale, vous aurez droit au massacre complet en début de film : lors de la "vision" de Sam, le pont s’effondre et la Mort fauche méthodiquement tout le monde. Il faut vous imaginez un pont équivalent à celui du Golden Gate, vous savez, le pont rouge de San Francisco, en train de tomber mètre par mètre. La scène est bluffante de réalisme, et je me suis mordu les doigts plus d’une fois !

Ensuite, le film prend son rythme de croisière, et on s’ennuie un peu lors des bavardages des survivants, tout simplement parce que l’on connait l’histoire par coeur et que l’on attend qu’une chose: des morts, et en 3D s’il vous plait ! Et le réalisateur ne se prive pas pour distribuer de la cervelle et du boudin ! La scène de l'opération au laser est insoutenable, de même que l'acuponcture façon Hellraiser... Néanmoins, les acteurs peinent à faire exister leurs personnages, et on se moque de leurs états d'âme. À part peut-être lorsqu’ils se rendent compte de la présence de la Mort et de son fameux cahier des charges. Il est amusant de voir que les survivants tentent de négocier avec la Mort. L’un croit par exemple qu’en prenant la vie de quelqu’un, il repousse d’autant de temps sa propre mort. Dans un autre épisode, je me souviens que l’un des personnages pensait faire un enfant, et que cette nouvelle vie empêcherait la Mort de prendre la sienne. Mais ces hypothèses scénaristiques sont encore trop « politiquement correct ». Les scénaristes auraient dû aller jusqu’au bout : il apparait évident que si un des survivants tuait un bébé, il récupérait une durée de vie immense. À moins que le bébé en question ne soit condamné par une maladie ou une malformation, car la Mort ne fait en général pas de cadeaux, surtout à ceux qui croient avoir l'avoir bernée.

Dans les pays pauvres, les hommes meurent de malnutrition et du Sida. Dans les pays en guerre, les hommes s’entretuent. Mais dans les pays riches en paix, la Mort doit jouer des subterfuges pour pouvoir remplir ses quotas. Quand en plus, certaines victimes se prennent pour Nostradamus et tentent d’extirper tout le monde des pièges tendus, pas facile d’être la Mort tous les jours !

C’est toujours le même concept qui est à l’oeuvre: un individu à la prémonition d’une catastrophe imminente et alerte autant de victimes que possible. La Mort déclenche malgré tout l’accident et fait ses comptes : il lui manque quelques âmes qui respirent la joie de vivre. Passé un délai pour mieux endormir les soupçons, la Mort retrouve chaque individu qui aurait dû mourir dans l’accident initial et les fait périr dans l’ordre qui était prévu.

Après la catastrophe du premier épisode (l’avion), du second (l’autoroute), du troisième (le manège extrême) et du quatrième (course de voitures), on se demandait bien ce que les réalisateurs allaient pouvoir exploiter comme fil conducteur morbide. Les attentats du 11 septembre 2001 ? Trop vif, trop politique. La catastrophe nucléaire de Fukushima ? Trop tard, le film était déjà en cours de tournage. Ce sera sûrement pour le sixième épisode. Ou pas, car la fin du cinquième laisse penser que ce sera le dernier: le film est un "Prequel", il se termine en 2000, au moment de l'explosion du Vol 180 du premier épisode. S’ensuit un générique très Rock n' Roll où on voit défiler les accidents les plus spectaculaires de la saga en 3D. Ça décoiffe, un bel hommage !

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